La Villa rouge à Montréal

En sélection au festival Vues d’Afrique

Cristal, Shérifa et Salma sont trois belles jeunes filles habitant ensemble La Villa Rouge.

Profession : call-girls. Leur ami et partenaire ameneur d’affaires, Bibiche, est un jeune homme dont les manières efféminées font deviner qu’il s’agit d’un homosexuel.

En cas de pépin, le trio de filles, dont les sobriquets professionnels sont « Tia 1 », « Tia 2 » et « Tia 3 », sont sous la protection du commissaire Fofana qui en profite pour s’offrir gratuitement des séances de massage à la Villa.

Lorsque l’épouse d’un de leurs invités, comme elles appellent leurs clients distingués, fait irruption à La Villa Rouge, c’est la panique à bord…
Mais, le jour où un habitué est victime d’une crise cardiaque, le commissaire Fofana ne peut rien faire pour aider les filles. Que pourront-elles face à l’intrépide inspecteur Théo qui désapprouve leur mode de vie ?

NOTE D’INTENTION

La Villa Rouge met les projecteurs sur un aspect de la vie de toutes les grandes villes dont on ne fait pas souvent cas.

Entre l’univers des filles de bonne famille et celui des prostituées, il y a un autre monde où tout est feutré, où se rencontrent des personnalités insoupçonnables : celui des call-girls.

Au Japon, les légendaires Geishas font partie de la tradition de la haute société. Ici, la tendance est à la politique de l’autruche, même si tout le monde sait que gourou rime avec pitini go. Comme dirait l’un des personnages féminins de cette histoire : « Dans l’absolu, tout le monde couche pour de l’argent. Essaye de faire la cour à une fille et dis-lui que tu es chômeur, tu vas voir si elle va sortir avec toi ! »

A côté de cela, le film apporte un éclairage nouveau sur les homosexuels dont tout le monde a conscience de l’existence et s’en accommode à condition que cela se passe loin de soi. Au passage, il s’agira aussi d’expliquer sans justifier ce qu’est un homosexuel homme ou femme ?

Cette fiction lève le voile sur les coins sombres, voire troubles, de la vie de nos cités.

Le film est à l’affiche tout le mois de février