La fugitive

Long-métrage – Fiction historique

XIIe siècle, au cœur de l’Afrique occidentale.

Au cœur d’une forêt primitive, une mystérieuse cavalière ère. Spectacle insolite pour les rares témoins visuels car, à cette époque lointaine, le cheval n’était pas l’apanage des femmes. Un jeune chasseur curieux la suit à son insu mais se fait surprendre par cette élégante cavalière visiblement rompue au maniement des armes. Ils font connaissance et le chasseur lui offre l’hospitalité dans sa hutte sommaire, dans la brousse dense.

De cette rencontre va naître une complicité qui va vite se muer en une idylle amoureuse.
Loin de ce beau tableau cependant, des cavaliers armés recherchent la cavalière. Les villages alentours sont informés qu’une récompense est offerte par le roi à qui aidera à retrouver sa fille.

Insouciants, les deux tourtereaux apprennent à mieux se connaître et à se défendre dans cet univers hostile en proie aux bêtes sauvages et aux rôdeurs. Qu’adviendra-t-il si les cavaliers du roi retrouvent la trace de celle qui ne sait pas encore qu’elle va mettre au monde un garçon nommé Ouédraogo, synonyme d’étalon, qui va plus tard fonder l’empire mossi ?

NOTE D’INTENTION

Bien que fiction La Fugitive s’appuie sur le mythe fondateur des Mossé.

Faire un film d’époque, qui plus est retraçant les origines d’un peuple, est une gageure pour tout réalisateur, d’autant qu’au moins deux projets similaires mais restés inaboutis, ont été initiés aux cours des quinze dernières années au Burkina.

En s’entourant des précieux conseils de la cour du roi des Mossé, en se documentant auprès de chercheurs mais aussi de gens de la parole, ce projet veut mettre toutes les chances de son côté sans pour autant s’enfermer dans un récit réducteur emprunté à la tradition orale. Il faut oser laisser libre cours à son inspiration pour reconstituer ce qui a été en définitive une simple et belle histoire d’amour dans la forêt de Gambaga, quelque part au nord du Ghana actuel.

Raconter l’histoire de Ouédraogo, synonyme d’étalon en hommage au cheval qui a favorisé la rencontre de ses géniteurs, va au delà du peuple de référence car de nos jours, l’étalon revêt un caractère national au Burkina et trône à ce titre sur les armoiries nationales.

Mais, au delà, la vie de la princesse Yennenga et du chasseur Rialé dans la forêt vierge ne présente-t-elle pas toutes les caractéristiques de l’histoire d’Adam et Eve ?

Cela conférera à cette fiction une dimension universelle.